lundi 26 janvier 2009

LA GAZETTE DU CAMEROUN, SEMAINE 3

EDITORIAL

Je m’étais promis (et je vous avais promis) de sortir un nouveau numéro de La Gazette Du CAMeroun (LGDCAM) chaque semaine. Dimanche soir, je n’avais malheureusement pas encore réussi à ouvrir Word. Flemme et fatigue (due au climat chaud et humide : pas de palu en vue !) avaient eu raison de moi. Le courage est revenu mardi soir, mais les Muses n’étaient pas avec moi et je n’ai réussi à sortir qu’un article à l’humour douteux et qui aurait donné de moi l’image d’un expat’ désabusé (aux antipodes de mon état d’esprit actuel). Cet article ne sera pas publié.
Mais votre patience aura payé, puisque j’ai l’honneur de vous annoncer aujourd’hui la création des premières rubriques, prémisses d’un blog à vocation (au minimum) internationale. Bonne lecture et n’hésitez pas à poster vos remarques dans le courrier des lecteurs.

Benoît Lasserre


EMPLOI

Benoît Lasserre reprend les rennes des Missions Industrielles
Ma première semaine de travail à l’ISTAC avait été plutôt tranquille avec les soutenances des Missions Industrielles de la période passée. C’était néanmoins l’occasion pour moi de familiariser avec ce type d’activité, d’en comprendre les enjeux tant pour les étudiants que pour les entreprises.
La semaine suivante m’a permis de faire mes premières rencontres avec les entreprises pour finaliser les conventions des MI de la période janvier-mai 2009. J’ai aussi eu à rencontrer l’ensemble des binômes d’étudiants pour le lancement de ces mêmes MI.
Cette semaine, je me suis plus consacré à la rédaction de la dernière convention (MI sur l’amélioration du laboratoire d’automatisme de l’école) et j’ai pu éprouver la difficulté qu’il y a à faire exprimer son besoin au client : après 4 ou 5 entretiens, j’espère être arrivé à la version finale ! J’ai aussi endossé mon costume pour accompagner la gestionnaire dans la chasse aux chèques : mon rôle est également de m’assurer du bon règlement des MI par les entreprises. Enfin, le suivi des MI commence : classement des conventions, envoi des factures pour les MI qui démarrent, entretiens avec les élèves, les tuteurs entreprise ou les accompagnateurs ISTAC, organisation des revues de revues de projet de la semaine 4, etc… Dans quelques semaines commencera le gros du travail : le démarchage des entreprises. Objectif : trouver 10 MI pour septembre. Un travail de longue haleine apparemment…
Après un début de mission où j’avais tendance à m’ennuyer et à ne pas trop savoir comment m’organiser, je commence à vraiment rentrer dans le poste. Nicolas (qui s’occupait des MI jusqu’à présent) continue d’être là pour me rappeler de faire telle ou telle chose, pour me donner des conseils ou m’accompagner dans les premiers entretiens avec les entreprises, mais il s’efface peu à peu. Le travail m’intéresse plus au fur et à mesure que je prends en main les différentes responsabilités : un bon présage !

Un nouveau venu à l’orphelinat Main dans la main
C’est ce mercredi que je me suis rendu pour la 1ère fois à la paroisse jésuite pour mon ¼ de temps JVI. Le matin, le père Ignatius m’a accompagné à l’orphelinat Main dans la main. Nous avons rencontré Mama Nomo (au Cameroun, on appelle Mama toutes les femmes un peu plus âgées), la directrice et fondatrice de la structure. Nous avons discuté avec elle un bon moment : c’est vraiment une femme formidable ! Issue d’un milieu très pauvre, elle a eu l’opportunité de faire des études en France. Guidée par un cœur disproportionné et une révolte contre l’immobilisme de la société, elle s’est engagée dans plusieurs projets au Cameroun : création d’un atelier pour la réinsertion des prisonniers ou encore cet orphelinat. Je pense que j’aurai l’occasion de vous parler d’elle plus longuement une autre fois. Après cette rencontre, nous avons visité l’établissement. Celui-ci reçoit une cinquantaine d’enfants, mais seuls étaient présents les tous petits ainsi que les enfants ou les jeunes qui avaient plus de mal à l’école et auxquels est donnée une formation de couture au sein même de l’orphelinat. Le mercredi après-midi, il y a plus de monde.
J’ai passé le reste de la journée à la paroisse. Première réunion avec le P. Igantius, ainsi que William et Bruno (MEJ !), les deux responsables de la culture et du sport au Conseil Paroissial des jeunes (CPJ). Le midi j’ai été invité à manger au presbytère. J’ai pu apprécier le vin de palme (jus récolé sur le palmier et légèrement fermenté) : sucré, pétillant, pas trop alcoolisé (enfin ça dépend de son âge !), excellent !
L’après-midi, j’ai fait la connaissance du Commandant Augustine (président de l’association des hommes catholiques de la paroisse et responsable du suivi des nouvelles peintures de l’église) et de Joachim et Peter-Damien, les deux peintres. J’ai également longuement discuté avec Marcelin, le responsable des jeunes du Sacré Cœur, un groupe de la paroisse, puis avec Hervé, le président du CPJ et responsable du renouveau charismatique. Il apparaît que les groupes de jeunes de la paroisse se réunissent plutôt le WE : samedi et surtout dimanche. L’activité est faible le mercredi après-midi. C’est pourquoi je suis repassé voir Mama Nomo en fin d’après-midi : je passerai mes mercredis à l’orphelinat pour faire de l’animation, avec les tout-petits le matin, avec les enfants et les ados l’après-midi. J’ai hâte !
Je n’abandonne pas la paroisse pour autant. Peut-être que je vais donner un coup de main à Bruno pour le groupe MEJ et de toute façon Hervé et le P. Ignatius me tiendront au courant des éventuelles réunions auxquelles je pourrai me joindre.


SORTIES

Pauline Croze au Centre Culturel Français de Douala
Le CCF est LE centre pour la culture à Douala. Heureusement qu’il est là pour les spectacles, concerts, expos ou conférences.Mais malheureusement, comme me le faisait remarquer Nathalie (Cf rubrique RENCONTRES), il n’existe pas encore d’équivalent Camerounais à Douala et il n’est pas toujours facile pour les artistes locaux d’intégrer la programmation du CCF.
Néanmoins, je profite abusivement des propositions qui y sont faites, ayant déjà à mon actif une conférence sur le Bwiti (sorte de médecine locale emmenant le patients aux frontières de la mort et comparable à l’ayawasca péruvienne), une projection de Harry un ami qui vous veut du bien et le fameux concert de Pauline Croze. En plus des rencontres et du ressourcement spirituel, ces 2 années seront culturelles !

Bars de Bonantone : le Monument et l’Escale
L’appartement a beau être parfait niveau confort, il a le défaut d’être sombre et puis à rester enfermé, j’ai tendance à "péter les plombs". J’ai besoin de sortir et il est bien agréable d’aller prendre un verre à 2 pas de la maison. S’aérer un peu, profiter de l’ambiance du quartier, discuter avec les voisins camerounais et bien sûr siroter un Top Pamplemousse dans la chaleur moins pesante du soir : rien de mieux pour se détendre et profiter tranquillement du WE. A 400 FCFA (0,60€) la conso, je ne peux que vous inciter à venir prendre un verre au Monument ou à l’Escale !


RENCONTRES

Premiers pas dans la population camerounaise
Depuis le temps que je vous en parlais ! Je n’irai pas jusqu’à dire je me suis créé un cercle d’amis Camerounais, mais je commence peu à peu à faire mon réseau.
A l’ISTAC, l’ambiance est vraiment bonne. Je prends le temps de plaisanter avec mes collègues, nous allons manger le riz ou d’autres plats plus locaux chez Aïcha le midi. Je commence également à connaître un peu les étudiants, surtout les 3ème année qui travaillent sur les MI. Plusieurs fois ils m’ont proposé de les accompagner pour le foot du vendredi soir. J’ai failli y aller ce vendredi. Prochaine fois c’est sûr j’y serai, même si je connais personne et que je suis le seul prof et que je ne sais pas jouer au foot et que je suis fatigué et que…etc.
A Bonamoussadi, je commence à connaître quelques personnes. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer Marcelin et Hervé. Ce type de rencontre change de l’école. On a plus le temps de parler et on parle un peu plus d’égal à égal. Un peu plus, mais pas totalement, notamment avec Marcelin. Est-ce que ça vient de moi, est-ce que ça vient de lui, toujours est-il que ce garçon, d’un an mon aîné me vouvoie. Il me respecte, lui qui n’a pu aller jusqu’au CAP de maçonnerie faute de sous, parce que j’ai fait de grandes études. On ne choisit pas le milieu dans lequel on nait. Alors qu’il se bat tous les jours en vendant des bananes ou en faisant des spectacles humoristiques dans les mariages pour pouvoir payer les 12.000 FCFA de son loyer, je me paye le luxe de passer ces 2 années en vivant "modestement" avec 200.000 FCFA et l’appartement déjà payé. Je continue de réaliser la chance que j’ai.
J’ai aussi eu la chance de rencontrer Nathalie, ma voisine camerounaise dans l’avion du 2 ajnvier. Elle a fait ses études en France et travaille actuellement aux USA ; elle passait ses vacances au pays. J’ai eu l’occasion de la revoir à Douala et de continuer les discussions que nous avions eues dans l’avion (mais en se tutoyant cette fois-ci !) et je devrais rencontrer sa sœur Ingrid (qui travaille ici) très prochainement.


VOYAGES

Excursion en région anglophone
J’ai fait la connaissance du Commandant Augustine (ancien commandant dans l’armée, d’où son surnom) mercredi dernier. Nous avons eu l’occasion de discuter (en Anglais, car Augustine est de la région du Sud-Ouest, zone anglophone) un peu alors que nous partagions un verre de vin de palme avec le P. Ignatius et les deux peintres. Le samedi il devait se rendre à Buea où il avait une réunion pour les 70 ans du collège (le plus vieux du Cameroun) et il m’a proposé de l’accompagner.
Nous sommes donc partis à 7h du mat’ le samedi, direction Buea et la région du Sud-Ouest. Nous avons traversé les grandes plantations d’hévéas (forêts de grands arbres identiques organisés en rangs régulièrement espacés : ça fait bizarre !), les bananeraies et aussi de superbes villages où sont cultivées les fleurs que l’on retrouve sur les marchés de Douala. Arrivés à Buea, nous nous sommes arrêtés chez la sœur du Commandant qui nous a offert un petit-déjeuner de princes.
Nous avons ensuite rejoint le collège Sessa où Augustine avait sa réunion. Et pendant ce temps là, je me suis promené dans le coin. Mais j’ai oublié de vous dire que le collège se trouve un peu à l’écart de Buea, en pleine nature. Autant vous dire que le coin était assez étendu, d’autant plus qu’ayant atteint la dernière maison du regroupement, j’ai suivi un petit sentier qui s’enfonçait dans la forêt. « Scout un jour, scout toujours ! », je suis parti à l’aventure en ayant quand même soin de ne pas trop m’éloigner du chemin (une certaine expérience d’hélicoptère dans les Pyrénées m’a appris à être prudent). Je ne suis pas allé bien loin de toute façon, m’arrêtant toutes les 2 minutes pour prendre une photo : il fallait que je vous fasse partager ça ! De retour de mon aventure dans la jungle, j’ai rencontré 2 collégiens avec lesquels j’ai bien discuté… en anglais bien entendu !
Le WE prochain, rien d’exceptionnel pour l’instant, mais une rencontre à Makak (au nord de Yaoundé) est prévue fin mars et d’ici là je serai probablement passé voir les potes de Dschang !


POSTFACE

Bravo d’être arrivés au bout ! 15 jours à raconter ça prend un peu de place…
Merci pour vos mails, vos messages sur le blog ou sur Facebook.
Portez-vous bien et n’oubliez pas vos manteaux ;).
A la prochaine

Benoît

PS : Next time I’ll try to write something in English so that my Italian, Polish, Portuguese and Sapnish friends can understand.

lundi 12 janvier 2009

Gazette du Cameroun, semaine 1

« Et m… y’a plus d’eau ! ». C’est vrai que, loi de Murphy oblige, ça arrive toujours au moment de la douche, de la lessive ou de la vaisselle, mais on apprend vite à s’organiser : provisions d’eau filtrée pour boire, grands seaux d’eau pour la douche. Alors peu à peu ce genre de petit désagrément se fond dans le quotidien et puis on relativise assez vite.

En effet, en plein quartier camerounais, notre appartement est vraiment luxueux : 2 chambres, un salon, une grande cuisine, une salle de bains avec douche (froide certes, mais une douche chaude par 30°C aurait-elle un intérêt ?). Notre ? Oui, j’avais oublié de vous présenter Matthieu mon colloc’ qui travaille également à l’ISTAC. Et puis y’a aussi Fleur, infirmière, qui nous tient compagnie le temps de trouver un appart’. Juste au-dessus habitent Nicolas (encore un collègue), Emmanuelle (ergothérapeute) et leur petite fille Noémie. Petit îlot blanc perdu dans Bonantone (quartier de Douala, http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_de_Douala).

Fleur et Matthieu au café "Le Paquebot"


Ici, les maisons ont toutes le même toit en tôle ondulée. Mais ce n’est pas spécifique à Bonantone : même à Bonapriso, le quartier des expat’ et des riches camerounais, les maisons entonnent toutes le même chant spécifique lorsque viennent les averses tropicales. Vus de haut, ces toits gris donnent un ton monotone et une apparence de bidonville. Mais lorsqu’on redescend et qu’on se balade dans les rues, l’ambiance change totalement : petites boutiques où se vendent œufs, boissons, quincailleries, petits restos, cybers (sans café !), coiffeurs, vendeurs de d’oranges ou de bâtons (cigarettes à l’unité), call boxes (concept africain de location de portable à la minute), … Douala n’est pas une ville morte. Et au cas où vous en douteriez, des taxis et des mototaxis vous le rappellent, que ce soit pour vous proposer de monter ou vous conseiller de vous ranger pour ne pas vous faire renverser !
Vue depuis ma chambre
Vue depuis l'appartement de Nicolas et Emmanuelle

Tous les matins (sauf le WE quand même !), je prends donc le taxi (200 FCFA soit donc 0,30€ la course) avec Matthieu et Nicolas direction la base Total de Bassa dans les locaux de laquelle se trouve l’ISTAC. Durant le trajet, on a beau être en ville, c’est la jungle ! Aucun feu, aucun panneau, pas de priorité à droite : on avance au forcing. Seule règle : on roule à droite… enfin quand on ne fait pas des dépassements plus que douteux… En tout cas c’est sûr, c’est encore mieux que dans un jeu vidéo : adrénaline en permanence. Pour les piétons qui traversent, c’est « 2 fois plus de sensations », mais faut pas oublier de regarder 50 fois à gauche et 50 fois à droite !

Arrivé à l’ISTAC, c’est les vacances ! Enfin juste pour moi et juste pour cette semaine. C’était les soutenances des Missions Industrielles (MI) et des stages des 3èmes années. J’ai donc principalement participé à ces soutenances, ce qui m’a permis d’avoir une idée plus précise de la pédagogie des MI et de commencer à repérer quelques têtes. Car, même si c’est une petite école (promotions de 40 élèves), cela fait beaucoup de noms à retenir. J’ai un bureau climatisé (et le chèche toujours autours du cou !) que je partage avec deux collègues camerounais : Louis-Aimé le prof’ de maths et Auguste le prof’ d’informatique. Mais je travaille plutôt avec Nicolas qui était responsable des MI pour le semestre précédent. Le midi, je mange avec Nicolas ou Matthieu et les filles de l’administration (Nadine 1 et 2, Christelle et Marie-Chantal) au restaurant d’Aïcha : riz avec sauce à la tomate pimentée et selon le jour poisson ou viande. L’après-midi, je reviens tranquillement à l’école. Mais bon ne vous inquiétez pas, je commence à vraiment bosser la semaine prochaine : j’ai déjà un rendez-vous avec une entreprise en pleine forêt (exploitation de palmiers à huile et d’hévéas) mardi. Je vous raconterai ça !

L'ISTAC vue de l'entrée

L'ISTAC vue du parking

Sinon, mon ¼ de temps se prépare petit à petit. Je suis passé voir le père Ignace à la paroisse jésuite de Bonamoussadi jeudi soir. C’est un prêtre jeune, dynamique, sympathique et vraiment très intéressant. Il est responsable des jeunes pour sa paroisse (10 000 fidèles !) et 4 autres clochers. Il m’a parlé des 16 groupes de jeunes de sa paroisse, des projets d’un grand centre de formation humaine et intellectuelle à destination des jeunes, pauvres et riches, et puis aussi de son pays, le Cameroun. Du point de vue de la mission, c’est un peu moi qui vais construire peu à peu mon poste. Dans un premier temps, je devrais passer le mercredi matin à l’orphelinat ou à l’hôpital, réservant l’après-midi à l’animation des groupes de jeunes. Premières impressions mercredi en 8 !


Mais bon, c’est pas tout de bosser, il faut pas oublier le WE ! A par dormir (le climat fatigue assez), je découvre un peu la ville. Que ce soit pour aller au cyber, pour faire les courses chez Désiré (notre marchand de fruits et légumes) ou Meno (le boulanger), je ne manque pas une occasion de sortir. Avec mes colloc’, j’ai aussi pu découvrir 2 « petits » bars très sympas avec une vue superbe sur le Wouri et ses pêcheurs : premières images d’un pays magnifique. Et puis la découverte passe également par la nourriture. Maquerau grillé (avec les doigts c’est bien meilleur !), bananes plantains frites, patate douce, ananas, papaye, fruit de la passion sans oublier les inévitable Top Ananas, pamplemousse ou grenadine (sodas) : je vais de découvertes en découvertes.

Le magasin de Désiré, notre marchand de fruits et légumes

Vue du café "Le Paquebot" : retour de pêche

Vue du café "Le Paquebot" : coucher de soleil sur le Wouri
Vue sur le Wouri, les maisons et leurs toits de tôle
Pêcheur sur le Wouri
Que mes amis cathos soient rassurés, le WE est aussi l’occasion d’aller à la messe. Adeptes des messes éclair’ sans chants et bouclées en ¼ d’heure, s’abstenir : ici c’est chorales locales pendant 2 heures quel que soit le dimanche. 2 heures, ça peut paraître long, mais les chants sont tellement beaux que ça passe tout seul. Ce qui frappe d’ailleurs au Cameroun, c’est l’omniprésence de la religion. Bien entendu on croise des lieux de culte partout : témoins de Jéhovah juste à côté de la maison, église évangélique à 5 minutes, église catholique à ¼ d’heure à pied, etc... Mais quand les voisins mettent la musique trop fort, c’est souvent des chants chrétiens, à la radio on a bien une dizaine de « RCF » différentes, dans les bars personne ne vient hurler auprès du patron lorsque la musique de variété est clairement étiquetée chrétienne. Ici, la religion fait partie intégrante de la vie quotidienne et ça fait toujours drôle quand on vient d’un pays comme la France.

Voilà, c’était un résumé de mes premières impressions camerounaises. Les rencontres se font petit à petit à petit : les collègues de boulot pour commencer, la paroisse de Bonamoussadi dans 10 jours et certainement d’autres pistes pour créer un véritable échange franco-camerounais…
Je vous laisse sur cette petite mise en bouche. Portez-vous bien et à la semaine prochaine !

lundi 5 janvier 2009

En guise d'intro

CoopéRencontres...
On m'avait dit que ça prenait que 5 minutes pour créer un blog. Moins de 5 même, forcé de constater. A part si, comme moi, on met 3 h à en trouver le nom. Ça aurait pu être "2 ans de rencontres", "rencontres camerounaises", "BenOCam", ... Ce sera finalament CoopéRencontres.

Mais pourquoi un blog au fait ? Certains d'entre vous le savaient déjà, d'autres s'y attendaient, d'autres se poseront des questions sur ma santé mentale, toujours est-il que je pars (enfin je suis parti y'a 3 jours !) pour 2 ans de coopération au Cameroun avec Jeunes Volontaires Internationaux (JVI) et la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC).
Pendant ces 2 années je passerai une grosse partie de mon temps à Institut Supérieur de Technologie d'Afrique Centrale (ISTAC). Au sein de cette jeune école dingénieur, je m'occuperai des Missions Industrielles (MI : oui ça en fait des sigles...), études que doivent réaliser les élèves de dernière année pour une entreprise qui travaille localement. Au fait, la devise de l'ISTAC c'est "former en Afrique pour l'Afrique" : c'est pas génial comme projet de développement ?
Le 1/4 de temps restant, je serai sur la paroisse jésuite de Douala (ma ville au Cameroun) où je m'occuperai de groupes de jeunes et/ou j'irai visiter des personnes en prison.
Une partie de ma mission pour aider au développement, l'autre auprès de personnes défavorisée : je suis comblé ! :D

2 ans de coopération, 2 ans de rencontres, 2 ans d'échanges, 2 ans de découvertes, 2 ans de réflexion sur moi-même, 2 ans pour approfondir ma relation à Dieu, 2 ans que j'essaierai de vous faire suivre !