lundi 30 novembre 2009

Cours de coki

Mi novembre, ma collègue Nadine nous a invités, Matthieu, Christelle (une autre collègue de l’IST-AC) et moi à venir préparer le coki chez elle. C’était la deuxième fois seulement que je me mettais aux fourneaux pour cuisiner camerounais ; la première étant l’expérience du mbongo à Makak, celle-là même où l’on voit Emilie s’essayer à la pierre pour écraser les condiments. Si je n’en ai pas encore trop eu l’occasion, c’est principalement parce que d’une part la cuisine camerounaise prend énormément de temps (préparation + cuisson) et d’autre part parce qu’on ne trouve pas de recettes ou alors sans les proportions, ce qui est assez déstabilisant pour un européen qui plus est un scientifique ! Ainsi par exemple la recette du foléré (une boisson) ressemble un peu à ça : « tu fais bouillir l’eau, tu ajoutes les feuilles, tu passes et tu ajoutes le sucre »…
Mais cette fois-ci, nous avions la recette (sans les proportions !), le matériel (pilon, mortier et grosse marmite de fonte), les ingrédients (coki, huile rouge, sel gemme, sel, piment (bien entendu !) et feuilles de bananier) et surtout les amies camerounaises pour nous montrer ! Nous avons passé la fin de la matinée et une petite partie de l’après-midi à préparer, nous musclant les bras en tournant continuellement ou nous essayant à l’art de l’emballage du coki dans les feuilles de bananier. Pour cette dernière activité, je me suis montré assez doué d’ailleurs !
Au final le coki a été assez bien réussi, même s’il n’atteindra jamais le nouveau de celui de notre amie Nadège. Mais de toute façon, l’essentiel n’était pas de faire le meilleur coki, ni même de préparer : il s’agissait surtout de partager un bon moment avec les collègues camerounaises. C’est un peu ça la philosophie du « on est ensemble ».

1 commentaire:

  1. salut !!

    Visiblement, tu ne t'ennuies pas !!
    Ton voyage me semble absolument génialissime ! profites en bien dans la joie et l'espérance de ce temps de l'Avent !!

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